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ESCLAVAGE MEURTRIER AU MALI: Lettre ouverte au Colonel Assimi GOÏTA, président de la république du Mali et son gouvernement. 

Monsieur le président, nous  associations abolitionnistes, panafricanistes qui composons  la Coordination Contre l’Esclavage et ses Séquelles (C.C.E.S), en collaboration avec le mouvement Ganbanaaxu Feddé ( mouvement revendicatif, républicain et pacifique qui milite pour l'égalité entre tous en dignité, droits et devoirs) présent dans la sous région ouest africaine (Mali, Mauritanie, Sénégal, Gambie et les deux Guinées), nous vous saisissons de toute urgence pour mettre fin aux meurtres et expulsions des militants anti esclavagistes, les crimes odieux  qui se perpétuent  sur la base de l’esclavage  sont devenus des faits divers d'une banalité déconcertante sur le territoire  malien. 

Le plus récent crime esclavagiste s’est passé à Lany Mody, du 29 au 30 juillet 2022, une scène macabre fut découverte avec stupeur, une femme âgée de 70 ans est enlevée dans son champ, tuée, décapitée, puis son corps découpé en  morceaux et avec une tentative d'incinération,  le reste du corps non consumé par le feu est mis dans un sac et jeté dans l’eau  en pleine marre au milieu des broussailles. Le seul tort de Feu Diogou Ladji SIDIBE est d’avoir refusé d’être une esclave dans son  village natal, village sous l'emprise des chefs coutumiers soninké qui voulaient l’exproprier de sa terre cultivable, propriété familiale  depuis plusieurs générations et cela confirmée par des décisions  judiciaires de la juridiction de Kayes. 

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Le Parti Refondation pour une Action Globale (RAG)

Communiqué : Encore une régression dans le processus et transparence des élections en Mauritanie.

Par lettre n⁰ 000287 du 05 juillet 2022, le Ministère de l'Intérieur et de la Décentralisation vient de convoquer, pour le mardi 12/07/2022, les présidents de certains partis politiques  en vue d'une concertation relative à la préparation des élections municipales régionales et législatives prochaines.

A cette occasion, le Bureau Exécutif du Parti Refondation pour une Action Globale trouve opportun de rappeler que suite aux revendications des formations politiques nationales pour mettre fin aux malversations des opérations électorales, par la mise en place d'une institution neutre pour garantir l'impartialité, l'équité et la pransparence des scrutins, il a été créé la loi   2012-027 du 12 avril 2012 portant institution de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI).

En son article  2e, cette loi précise que la CENI "dispose de la plénitude des pouvoirs pour PRÉPARER, ORGANISER, SUPERVISER l'ensemble de l'opération électorale de la phase de validation du fichier electoral jusqu'à la proclamation provisoire des résultats et leur transmission au Conseil Constitutionnel pour proclamation définitive en ce qui concerne l'élection présidentielle et le référendum et jusqu'à la proclamation pour les autres élections"

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 مبادرة إنبعـــاث الحــــركة الانعتـــــــاقية

INITIATIVE DE RESURGENCE DU MOUVEMENT ABOLITIONNISTE EN MAURITANIE

IRA-RÉCÉPISSÉ N° FA 010000102912202100001

Mauritanie : du deux poids, deux mesures à l’instigation de la discorde

Note d’alerte

17 mai 2022

 

  1. Depuis une semaine, une vidéo circule sur les réseaux sociaux où un sieur Khattri Ould Djé, réclame l’emprisonnement du député Biram Dah Abeid et de monsieur Samba Thiam, leader des Forces progressistes du changement (Fpc), ex- Forces de libération africaines de Mauritanie (Flam). La séquence, très provocatrice, suscite l’indignation dans les milieux défavorisés, en particulier les descendants d’esclaves noirs, d’origine subsaharienne. Beaucoup de jeunes issus de ce terreau réagissent mal au discours car l’auteur y humilie la communauté des Hratine, qu’il prétend soigner, nourrir et préserver du règlement de la Diya, la compensation légale de l’homicide.

 

  1. C’est dans ce contexte de libération de la parole réactionnaire, que Mohamed Yislem, né en 1985 à Rosso, réagira aux déclarations du susdit, non sans en démentir les allégations, arguments, accusations et incitations à la violence de caste. Le samedi 14 mai 2022, à 10 h, Mohamed Yislim est capturé par des policiers du commissariat de Elmina 3 (commune populaire de la capitale), en uniforme. Il y reste 24 heures, avant le transfert vers un lieu non identifié, selon son père qui le cherchait, partout.

 

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 Monsieur le Président de la Transition de la République du Mali,  Son Excellence le Colonel Assimi GOÎTA

Objet: Demande d'adhésion au sein du Conseil National de Transition de la république du Mali d’un  représentant de la C.C.E.S 

La Coordination Contre l'Esclavage et ses Séquelles (C.C.E.S) est une Synergie composée de plusieurs organisations africaines et panafricaines qui ont pour but essentiel  d'éradiquer l'Esclavage et ses pratiques assimilées partout en Afrique.

L'opinion nationale et internationale sait l'implication sans retenue de l'ong PANAFRICAINE WARABA D’AFRIQUE, une des membres de notre coordination dans des actions d’envergure pour condamner les sanctions prises par la cedeao contre le peuple Malien injustement.  

 

La situation au Mali nous inquiète et nous a conduit à interpeller votre bienveillante attention , car , ces dernières années, l'Esclavage par ascendance dans la région de Kayes a pris une autre tournure qui a mis dans l'eau tous  les efforts de l’état malien depuis l’indépendance, les forts  des organisations de défense des droits de l'homme tant nationale qu'internationale, ainsi que les efforts des experts des droits de l'homme des Nations Unies pour le Mali. 

 

Nous avons assisté le 20 septembre 2020 au drame de l'assassinat de 4 de nos militants anti-esclavagistes dans la région de Nioro dans le village de Diandioumè et des milliers de déplacés en interne en  majorité des femmes et des enfants  qui sont livrés à eux-mêmes actuellement. A la suite de ces crimes, nous attendons un jugement sans circonstances atténuantes pour les auteurs de cette barbarie digne de  l’époque médiévale. 

 

Nous saluons les circulaires du Ministre de la Justice et des Droits de l'Homme en vue de prendre en considération les infractions liées à cette pratique de l'esclavage par ascendance malgré l’absence d’une loi pénalisante le crime de l’esclavage et ses séquelles. 

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L'esclavage par ascendance au Guidimagha : Note de presse sur le verdict injuste à Selibaby à l'encontre de Madame Maimouna Cissoko de Diaguily

Ce 13 mai 2022, au tribunal de Selibaby, un verdict inadmissible y est sorti sur l'affaire de Diaguily concernant la militante antiesclavagiste Maimouna Cissoko et d'autres dames du camp féodalo-esclavagiste soninké du village. Depuis plusieurs semaines une actualité liée aux mentalités féodales et esclavagistes secoue les milieux soninkés du Guidimagha avec une hystérie haineuse d'extrémistes féodaux contre une mère de famille de 48 ans. Madame Maimouna Cissoko a été harcelée, agressée et les alentours de sa maison incendiés, à cause d'un seul motif ; avoir dénoncé les coutumes esclavagistes dans la communauté qui affectent son groupe social d'appartenance. Quelques femmes issues de la féodalité villageoise de Diaguily ont été montées et téléguidées pour s'en prendre sans cesse à la dame d'origine malienne avec d'évidentes complicités administratives et judiciaires dans la région du Guidimagha. Ainsi par la suite les autorités ne voulant pas assumer leurs responsabilités pour garantir la sécurité de la militante antiesclavagiste, la judiciarisation de l'affaire s'est soldée par ce verdict injuste qui encourage les agissements inhumains et agressifs de milieux défenseurs de l'esclavage par ascendance dans les villages soninkés.

Par ce verdict, elle et celles qui l'ont agressée chez elle à de nombreuses reprises, écopent étrangement de 2 ans d'emprisonnement avec sursis. Et de plus, elle est interdite de séjourner pendant 3 ans sur l'ensemble du département de Ghabou (Diaguily fait partie). Le verdict précise qu'un non-respect de cette mesure coercitive socialement inhumaine, mènerait à son expulsion de la Mauritanie pour une durée de 5 ans. Séparée de son mari et de ses enfants, madame Maimouna Cissoko subit comme d'autres avant elle au Guidimagha, des décisions judiciaires tordues concernant les affaires liées à l'esclavage coutumier dans la communauté soninké.

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